Note de Thierry : Nous vous proposons une traduction de l’article de notre partenaire Hy-Pro qui devrait certainement vous intéresser.

Les fabricants d’huile et pétroliers ont fait d’énormes progrès ces dernières années concernant la stabilité des huiles, la reproductibilité d’un lot à un autre et les qualités chimiques de ces huiles. Elles sont donc totalement compatibles avec les nouveaux circuits très hautes performances qu’on trouve aujourd’hui dans l’industrie.

Mais la contamination aqueuse et particulaire est encore trop souvent présente.

Voici pourquoi :

Raison n° 1 : Les installations de fabrication d’huile ne sont pas des salles blanches !

Soyons réalistes, l’huile est fabriquée dans un environnement sale. Comment une installation qui fabrique des huiles pourrait être immaculée ? Il n’est tout simplement pas possible de fabriquer un fluide sans contaminant, cela est inhérent au process.

Raison n° 2 : Stocker l’huile sale dans un fut ou un réservoir de stockage en vrac avec d’autres huiles sales ne va pas aider à l’obtention du code ISO dont vous avez besoin !

Que se passe-t-il lorsque l’huile entre dans le réservoir de stockage en vrac a une température différente de l’huile qui s’y trouve déjà ?

La plupart de ces réservoirs ne sont pas correctement scellés, et le changement de température va siphonner l’air extérieur contaminé par l’humidité et les particules. Par décantation, les particules et l’eau se déposent au fond du réservoir.

Lorsque votre huile est extraite du réservoir, est-elle extraite par le haut ou par le bas ?

Même un nouveau fût d’huile peut être contaminé par des particules non détectables par l’œil humain qui pourraient endommager les pompes et autres composants hydrauliques. Comment pourrait-on s’attendre à ce que le fabricant de fûts fournisse un nouveau fût complètement propre à chaque utilisation ? Si le fût a déjà été utilisé, dans quelle mesure a-t-il été nettoyé avant d’être réutilisé pour stocker votre nouvelle huile ?

De plus, si le fût n’est pas stocké dans un environnement contrôlé, les changements constants de température aspireront l’air contaminé d’’humidité et de saleté. À mesure que l’huile repose, les particules et l’eau se déposent au fond du fût, formant des dépôts qui se retrouveront éventuellement dans votre circuit !

Raison n° 3 : Durant le transport, les fûts et citernes sont des incubateurs de la contamination !

À quand remonte la dernière fois que vous êtes monté dans un camion-citerne pour l’inspecter avant le transport de votre huile ? Ces camions-citernes sont utilisés encore et toujours pour transporter des fluides sales. Chaque nouveau transport rajoute de la contamination à celle déjà présente.

Dans le cas où vous recevez votre huile dans un fût, il se déplacera dans un environnement non contrôlé et siphonnera l’air contaminé extérieur du faite des changements de température.

Maintenant, jetons un coup d’œil à trois autres raisons pour lesquelles votre nouvelle huile continue d’être contaminée lorsqu’elle atteint votre distributeur.

Raison n° 4 : Placer l’huile sale dans un réservoir de stockage en vrac est encore une mauvaise idée.

Votre huile se rapproche un peu plus de vous car elle est livrée à votre distributeur d’huile. Votre distributeur stockera très probablement l’huile dans un réservoir à moins qu’elle ne lui soit livré dans un fût.

Juste comme nous l’avons mentionné précédemment, placer l’huile neuve mais sale dans un réservoir de stockage en vrac avec d’autres huiles sales est probablement ce qu’il se passe. L’air contaminé provenant de l’atmosphère sera aspiré dans le fluide au fur et à mesure que l’équilibre de température sera atteint.

Si l’huile était livrée dans un fût, elle serait confrontée aux mêmes problèmes qu’elle rencontrait lorsqu’elle était placée dans le réservoir. Les changements de température vont siphonner l’air de l’atmosphère. L’air extérieur contient toujours de la contamination solide et aqueuse.

Raison n° 5 : Les camions-citernes (encore) ne sont pas propres. Les réservoirs non plus.

L’huile est enfin en route pour la livraison, donc vous pouvez pousser un soupir de soulagement, n’est-ce pas ? et bien non !

Comment le distributeur vous fournira-t-il votre huile ? Très probablement de la même manière que le fabricant leur a livré : des futs ou des camions-citernes.

Et avec les camions-citernes, votre huile est mélangée avec la contamination provenant de son dernier trajet effectué.

Recevoir des fûts ? Nous l’avons déjà expliqué juste avant, l’eau et les particules de l’air ambiant pénètrent dans les fûts au fur et à mesure ou la température du liquide change.

Raison n° 6 : Même si l’huile est maintenant en votre possession, elle n’en est pas propre pour autant.

Votre huile est dans votre réservoir ou dans un fût. Êtes-vous sûr à 100% que cette huile est propre et sèche et qu’elle le restera ainsi pendant son stockage ?

L’huile a été stockée pendant une certaine période, mais maintenant il est temps pour elle d’entrer en action. L’huile qui a débuté son histoire chez son fabricant va finalement pénétrer dans votre système. Comment allez-vous réaliser le transfert ? Allez-vous la pomper avec un récipient dont la propreté n’est pas contrôlée ? Le fût sera-t-il ouvert à l’environnement ? Comment pouvez-vous vous assurer de ne pas pomper la contamination qui se trouve au fond de votre fût ou de votre réservoir ?

Afin de garantir que l’huile pénétrant dans votre système est propre, elle devrait être filtrée lors de chaque transfert depuis sa fabrication jusqu’à son entrée finale dans votre circuit. Une filtration supplémentaire par recirculation lorsque l’huile arrive chez vous est indispensable pour atteindre les classes de propreté requises pour votre équipement. Enfin lorsque l’huile est transférée dans votre circuit, là aussi il faut pratiquer une dernière filtration au moment du transfert.

Ce que vous devez vous dire : « Mais je ne peux pas contrôler comment le fabricant, les transporteurs et le distributeur manipulent le fluide! »  Oui, et c’est pour cela qu’EDH Fluid et HyPro vous proposent les meilleurs conseils et solutions de traitement.

Eh bien … c’est en fait assez facile.

Thierry VERNAY (Rédacteur de cet article)

RECEVEZ NOS MEILLEURS CONTENUS SUR LA FILTRATION

 

Shares
Share This